Retrouvez de la place pour ce qui compte.
Votre attention peut servir vos projets, vos relations et vos moments de repos. Observez vos usages numériques, essayez un défi de concentration et construisez un environnement qui facilite le premier pas.

Trois repères à garder.
- Comprendre le déclencheur d’une distraction vous donne une marge de choix.
- Un premier pas précis rend une tâche plus facile à commencer.
- Quelques minutes réaffectées chaque jour peuvent créer du temps pour un projet choisi.
Commencez par la fonction de votre usage.
Le téléphone peut servir à apprendre, créer, garder le lien ou se détendre. Le sujet n’est pas de rendre chaque minute productive. Il est de retrouver une correspondance entre ce que vous faites et ce que vous aviez envie de faire.
Si vous ouvrez une application pour répondre à un message puis restez vingt minutes dans un fil, observez simplement le passage d’une intention à l’autre. C’est un endroit intéressant pour introduire un choix : fermer après la réponse, garder le fil pour plus tard ou décider d’en profiter pendant un temps défini.
Une question utile : « qu’est-ce que je viens chercher ici ? » Du repos, une information, du lien ou une façon d’éviter une tâche ? Chaque réponse appelle une solution différente. Une vraie fatigue demande parfois une pause, pas davantage de discipline.
Votre temps, remis en perspective.
Regardez la moyenne hebdomadaire de votre téléphone plutôt qu’une journée isolée. Séparez les usages qui vous servent et ceux que vous aimeriez réduire. Choisissez ensuite une petite quantité de temps à réaffecter à quelque chose qui compte pour vous.
Votre temps, en perspective.
Partez du temps indiqué par votre téléphone, puis estimez la part qui vous apporte quelque chose.
Part utilePart à questionner
24,3 jours de 24 h
14,6 semaines de 40 h
24 minutes par jour · 146 heures par an
Comment est-ce calculé ?
Heures annuelles = heures par jour × (1 − part utile ÷ 100) × 365. Jours = heures ÷ 24 ; semaines de travail = heures ÷ 40. Le scénario applique ensuite le pourcentage que vous choisissez de réaffecter. Les valeurs sont arrondies uniquement à l’affichage.
C’est une projection de votre estimation, pas une mesure d’addiction ni une obligation de productivité. Le loisir et les échanges peuvent aussi avoir de la valeur.
Calculateur Rise & Grind d’origineDonnez une destination à ce temps : préparer une séance, avancer sur un dossier, appeler un proche ou sortir marcher. Un projet concret rend le changement plus intéressant qu’une simple interdiction. Vous pouvez commencer par cinq minutes ; l’important est de savoir ce que vous souhaitez en faire.

Quand remettre à plus tard soulage sur le moment.
Une tâche peut être inconfortable parce qu’elle est floue, longue ou associée à la peur de mal faire. Se détourner vers une activité agréable procure un soulagement immédiat. Les travaux de Sirois et Pychyl proposent cette régulation émotionnelle à court terme comme une clé de compréhension de la procrastination. Sirois & Pychyl (2013)
Pour agir, rendez le début moins coûteux. « Faire mon site » devient « écrire le titre de la page ». « Préparer une compétition » devient « lister mon matériel ». Vous n’avez pas besoin de résoudre tout le projet pour commencer.
Essayez cette phrase : « pendant dix minutes, je m’occupe uniquement de la première étape ». À la fin, vous choisissez de poursuivre ou de faire une pause. Cette petite porte d’entrée transforme une intention abstraite en action visible.
Apprendre à orienter l’élan.
Les systèmes de récompense participent à l’apprentissage : une conséquence intéressante peut renforcer l’envie de reproduire une action. Les signaux dopaminergiques contribuent notamment à l’écart entre une récompense attendue et celle qui survient. Schultz (2016)
Vous pouvez utiliser cette idée de façon simple : rendre le progrès visible. Cocher une étape précise, voir une page avancer ou terminer une série d’essais donne un retour sur l’action. Une petite satisfaction liée au travail lui-même peut aider à retrouver l’envie de s’y remettre.
Préparez aussi l’environnement : le document ouvert, le téléphone hors de portée, une seule fenêtre utile et le matériel prêt. Ce sont des moyens de diminuer les détours possibles. Il ne s’agit pas de « réinitialiser » votre dopamine, mais de faciliter les comportements que vous avez choisis.
Le défi : suivre une seule règle.
Pendant ce petit jeu, cherchez uniquement le nombre demandé. Après chaque choix, la cible avance. Observez comment vous revenez à la consigne après une hésitation. Jouez à votre rythme : la précision compte davantage que la vitesse.
Un nombre après l’autre.
Retrouvez les nombres de 1 à 16, dans l’ordre. Aucun chronomètre : prenez le temps de revenir à la consigne.
Lancez le jeu pour afficher les nombres.
Ce jeu illustre une consigne stable au milieu de plusieurs informations. Son résultat dépend aussi de votre appareil, de votre vision et de votre familiarité avec le jeu : ce n’est pas une mesure clinique de l’attention. La question intéressante est « quel repère m’a aidé à rester sur la bonne tâche ? ».

L’environnement numérique peut se modifier.
Dans un essai randomisé publié en 2025, bloquer l’accès à Internet sur le smartphone pendant deux semaines a amélioré en moyenne plusieurs indicateurs, dont l’attention soutenue et le bien-être déclaré. Les appels, SMS et l’accès à Internet par d’autres appareils restaient possibles. Castelo et al. (2025)
Cette intervention assez large ne fixe pas une durée idéale pour chacun. Elle montre néanmoins une piste utile : la disponibilité permanente d’un accès est une condition que l’on peut changer. Pour votre quotidien, commencez par un moment ciblé et compatible avec vos responsabilités.
Un entrepreneur peut conserver une plage consacrée à la publication et retirer les notifications du fil. Un étudiant peut garder les appels urgents tout en éloignant les applications pendant un exercice. La bonne organisation soutient votre objectif sans compliquer les usages dont vous avez besoin.
Sept jours pour trouver vos propres réglages.
| Jour | Votre expérience | Votre question de bilan |
|---|---|---|
| 1 | Observer deux moments où vous ouvrez une application. | Qu’étais-je en train de faire juste avant ? |
| 2 | Choisir une tâche et écrire sa première action. | Le début est-il plus clair ? |
| 3 | Éloigner une distraction pendant un créneau court. | Qu’est-ce qui devient plus facile ? |
| 4 | Prévoir une pause agréable et réelle. | Est-ce que je reviens plus disponible ? |
| 5 | Regrouper un usage numérique utile. | Puis-je le faire dans un moment choisi ? |
| 6 | Refaire l’ajustement le plus simple. | Est-il compatible avec ma journée ? |
| 7 | Garder une habitude et abandonner le superflu. | Qu’ai-je envie de poursuivre ? |
Le programme est une proposition de terrain, pas un protocole médical. Si un jour ne se passe pas comme prévu, utilisez l’information : le créneau était-il trop long ? La tâche trop ambitieuse ? Votre besoin de repos sous-estimé ? Ajuster fait partie du travail.
Avec un adolescent : construire un accord utile.
Commencez par comprendre les usages qui comptent pour lui : amis, jeux, vidéos, création ou école. Choisissez ensuite un moment où un changement aurait du sens pour tout le monde, par exemple un repas, un devoir court ou l’heure de se préparer à dormir.
Un accord précis se teste mieux qu’une règle générale : « pendant ce créneau, les téléphones restent à cet endroit ; on regarde ensemble comment cela se passe dimanche ». Les adultes peuvent participer à la même expérience.
Si les difficultés d’attention ou les usages numériques ont un retentissement durable sur le sommeil, les études ou les relations, un professionnel peut aider à comprendre l’ensemble de la situation. L’objectif reste de retrouver des possibilités, du lien et un quotidien plus confortable.
Un exemple pour passer à l’action.
Créer du contenu sans rester dans le fil.
Vous ouvrez un réseau pour publier une vidéo professionnelle. Pour séparer création et consultation, préparez la légende dans votre carnet ou votre outil de travail. Au moment d’ouvrir l’application, votre tâche est définie : publier, vérifier puis fermer.
Si vous souhaitez aussi regarder des contenus, choisissez un autre moment et une intention : vous inspirer, apprendre un geste ou suivre des proches. Vous pouvez profiter de cet usage sans le mélanger systématiquement à votre travail de création.
Votre petite mission : sur la prochaine publication, notez l’action prévue avant d’ouvrir l’application. Après l’avoir réalisée, décidez consciemment de continuer ou de passer à autre chose. Ce bref moment de choix est le repère que vous entraînez.
À vous de faire le lien.
Trois situations pour retenir l’essentiel. Chaque réponse vous donne une explication.
Vous avez maintenant trois repères supplémentaires pour votre prochaine expérience.
Un jeu de compréhension, sans évaluation de votre personnalité ou de votre santé.
Vos questions, simplement.
Dois-je supprimer les réseaux sociaux ?
Pas nécessairement. Repérez leurs fonctions utiles, puis choisissez un réglage ciblé : notifications, horaires, emplacement du téléphone ou applications accessibles.
Que faire si je suis distrait après deux minutes ?
Revenez à une consigne précise et raccourcissez la tâche. Vous pouvez aussi vérifier si la fatigue, l’environnement ou un objectif trop flou explique ce départ.
Le jeu permet-il de tester mon attention ?
Il permet une expérience ludique sur cette page. Il ne mesure pas votre niveau général d’attention et ne permet aucun diagnostic.
Les recherches pour aller plus loin.
Retrouvez les travaux cités et leur apport principal. Les exercices sont des propositions pratiques pour explorer ces idées dans votre quotidien ; leur forme précise n’a pas été validée comme un protocole clinique.
- Synthèse théoriqueSirois & Pychyl (2013) — Procrastination and mood regulation
Le soulagement émotionnel à court terme peut contribuer à la procrastination. Cette lecture n’explique pas tous les usages numériques.
- Revue · NeurosciencesSchultz (2016) — Dopamine reward prediction error coding
Les signaux dopaminergiques participent notamment à l’apprentissage de la récompense. Ne permet pas de diagnostiquer un individu à partir de son temps d’écran.
- Essai randomiséCastelo et al. (2025) — Blocking mobile internet
Blocage de l’Internet mobile pendant deux semaines, appels et SMS conservés : amélioration moyenne de plusieurs indicateurs, dont l’attention soutenue. Intervention plus large qu’une limite Instagram.
Références consultées en septembre 2026. Les publications scientifiques sont souvent en anglais.